Cet été, partez couverts

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“Voilà l’été, j’aperçois le soleil, les nuages filent et le ciel s’éclaircit” (Les Négresses vertes, 1988).

Malheureusement, pendant cette période où la France s’arrête, les dirigeants d’entreprises et responsables financiers ont une préoccupation pire que le chassé-croisé : les retards de paiements.

La France en vacances

Les français et les congés d’été, c’est une histoire d’amour qui dure depuis la création des congés payées en 1936, particulièrement au mois d’août. D’après l’Insee, près de 52 % des Français vont poser des jours de congés au mois d’août. Les cadres sont ceux qui partent le plus, avec un taux de départ de 63% (selon Protourisme).

Surtout, 40% des entreprises du privé ferment tout simplement leurs portes pendant la semaine du 15 août. Naturellement, les services financiers des grandes entreprises sont largement indisponibles en août.

En conséquences, une facture non réglée au 31 juillet n’a quasiment aucune chance d’être payée avant début septembre.

Août, mois de tous les dangers pour les PME

Dans son rapport de 2018 (disponible sur le site de la Banque de France), l’Observatoire des délais de paiement constate que 19 milliards d’euros manquent au PME en raison des retards de paiements.

Effet sur la trésorerie d’une absence de retard de paiement

Conséquence directe du fort ralentissement des activités en été, le nombre de PME qui se plaignent de retards de paiements est multiplié par deux au mois d’août.

De leur côté, les paiements des charges ou des salaires n’attendent pas.

Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises, alerte sur le fait que “40 sociétés mettent quotidiennement la clé sous la porte pour cause de factures impayées” (interview sur RTL, avril 2019). Il fait le constat grinçant que “les grandes entreprises se permettent, exprès ou pas, de ne pas payer en temps et en heure leurs fournisseurs et de les mettre en difficulté”.

La période estivale représente une opportunité parfaite pour les mauvais payeurs d’accumuler les retards. Les entreprises ayant tendance à répercuter les retards de paiement sur leurs clients, cela crée une réaction en chaîne dont les principales victimes sont bien souvent les PME ; et les recours possibles ne sont malheureusement pas nombreux.

Les solutions pour passer un été serein

Heureusement, des solutions existent pour éviter aux dirigeants de PME d’être condamnés à passer leur été inquiets dans l’attente des règlements de leurs clients.

1. Anticiper au maximum

Plus que jamais, l’anticipation est cruciale pour prévenir les retards l’été.

En cette période d’absences, récolter dès la facturation les dates de vacances des interlocuteurs et les coordonnées des contacts en leur absence permettra de relancer proactivement et efficacement ses clients.

2. Adapter son mode de facturation l’été

L’été, il est intéressant d’imposer un mode de facturation qui permette de réduire les risques de retards.

  • Réduire les conditions de paiement pour éviter de tomber sur une date d’échéance en plein mois d’août
  • Inclure un système d’acompte afin de sécuriser le versement d’une partie de la facture avant l’été

3. Protéger ses factures

Comme présenté dans notre article “4 Fintechs au secours des PME pour lutter contre les retards de paiement”, des solutions existent pour se protéger.

En particulier, couvrir une facture chez Dimpl assure le versement de 90% du montant HT dès la date d’échéance en cas de retard de paiement.

De quoi passer l’été sereinement !